jeudi 31 octobre 2013

NSA : pourquoi Barack Obama ne s'excusera pas //Surveillance de Dadabe : Google se dit "scandalisé", la NSA dément

  Un membre du Piraten Partei - le Parti des pirates - porte un masque à l'effigie du président Obama lors d'une manifestation à Berlin, le 19 octobre, contre les écoutes de la NSA.

NSA : pourquoi Barack Obama ne s'excusera pasAnalyse6

Analyse. L'administration américaine ne semble toujours pas avoir pris la mesure du séisme qu'a entraîné en Europe la boulimie de la NSA pour les données privées.
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Surveillance du "cloud" : Google se dit "scandalisé", la NSA dément

Le Monde.fr |



Le "Washington Post" révèle, sur la base de documents d'Edward Snowden, comment la NSA a procédé pour récolter les données privées des utilisateurs de Google et Yahoo!. Et c'est un simple post-it classé top secret qui explique la manœuvre.
La colère est palpable chez les géants du Web, dont les réseaux internes ont été piratés et surveillés par la NSA.
"Nous sommes scandalisés de voir jusqu'où le gouvernement américain semble être allé pour intercepter des données sur notre propre réseau fibre. Cela met en évidence un besoin urgent de réforme" a réagi David Drummond, le directeur des affaires juridiques de Google, dans un communiqué.
"Nous avons des contrôles stricts mis en place pour protéger la sécurité de nos centres de données, et nous n'avons pas donné accès à nos centres de données à la NSA ni à tout autre organisme gouvernemental" a précisé un porte-parole de Yahoo! au Washington Post, qui révèle ces nouvelles informations.

Selon le quotidien, les réseaux internes et privés de Yahoo! et Google, qui relient leurs différentes fermes de serveurs à travers le monde et permettent d'organiser et traiter les données personnelles de leurs centaines de millions d'utilisateurs à travers le monde est surveillé par la NSA. L'agence américaine en aurait extrait des centaines de millions de données.

Cités par le quotidien américain, deux ingénieurs "proches de Google" se sont "répandus en injures" lorsqu'ils ont découvert, par l'entremise des journalistes du Washington Post, le post-it classé top-secret expliquant la manière dont procède la NSA pour surveiller leurs réseaux.
"Nous nous préoccupons depuis longtemps de ce genre d'intrusion, c’est pourquoi nous avons continué à étendre le chiffrement à de plus en plus de services Google ainsi que les interconnexions, particulièrement celles visées dans le document. Nous ne donnons accès à nos serveurs à aucun gouvernement, pas même au gouvernement américain" a par ailleurs précisé M. Drummond dans son communiqué.
DÉMENTI À TROUS DE LA NSA

Interrogé lors d'une conférence à Washington, mercredi, le chef de la NSA, le général Keith Alexander, a contesté les informations du Washington Post. "Je peux vous dire factuellement que nous n'avons pas accès aux serveurs de Google, aux serveurs de Yahoo! Nous passons par une décision d'un tribunal." a-t-il assuré.
De son côté, un porte-parole de l'agence a répondu plus précisément aux informations du Washington Post.
"La NSA opère dans de nombreux cadres juridiques afin de remplir sa mission de défense de la nation. L'affirmation du Washington Post selon laquelle nous (...) [contournons] les limitations imposées par la loi sur le renseignement étranger et ses amendements est erronée. L'affirmation selon laquelle nous collectons  de grandes quantités de données appartenant à des Américains à partir de ce type de collecte est erronée. La NSA suit des procédures (...) destinées à protéger la vie privée des Américains (...). Nous sommes concentrés sur la collecte et l'utilisation de renseignements portant uniquement sur des cibles étrangères."
La puissante agence américaine réfute certaines informations du quotidien américain parues dans la presse. mais il reste que ce communiqué ne dément pas le cœur des informations du Washington Post, à savoir que la NSA a pénétré, à l'étranger, les réseaux entre les serveurs des géants de la Silicon Valley.
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    LE MONDE | • Mis à jour le | Par
    Le général Keith Alexander, le 29 octobre à Washington.
    Son univers est en train de s'écrouler. Après avoir régné dans l'ombre pendant huit ans sur la tentaculaire Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, le général Keith Alexander est devenu le visage le plus exposé du moment.
    Depuis le début de l'été et les révélations de l'ex-agent Edward Snowden, il est apparu une demi-douzaine de fois devant le Congrès, la dernière en date, le 29 octobre, pour défendre la surveillance planétaire exercée par les « grandes oreilles » américaines. A chaque fois, sa photo s'étale dans les journaux : il est en uniforme à côté du directeur national du renseignement, James Clapper, et de deux civils, le ministre adjoint de la justice, James Cole, et le numéro deux de la NSA, Chris Inglis. Mission impossible : contrer des révélations qui s'accumulent tous les jours.
    Avant l'affaire Snowden, son nom était inconnu du grand public. « Même les membres du Congrès ne l'auraient pas reconnu dans la rue », indique James Bamford, le journaliste qui s'intéressait déjà à la NSA à une époque où l'existence même de l'agence était quasi secrète (l'acronyme NSA, disait-on, voulait en fait dire “No Such Agency” : « une telle agence n'existe pas »).
    UN MILITAIRE DE L'ÉCOLE POST-11-SEPTEMBRE
    Pourtant, Keith Alexander dirige depuis 2005 le service d'espionnage le plus puissant du monde, un réseau de 37 000 employés dont 4 000 informaticiens, 1 000 mathématiciens et 1 000 titulaires d'un doctorat, installé sur un complexe de 140 hectares à Fort Meade, dans le Maryland. « L'homme le plus puissant qui se soit jamais trouvé dans la communauté du renseignement », décrit James Bamford.........
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    La réponse de Glenn Greenwald aux déclarations du chef de la NSA

    Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par
    Glenn Greenwald, avec qui Le Monde a travaillé sur les documents soustraits à la NSA par Edward Snowden, répond aux allégations du chef de l'agence, Keith Alexander, selon lequel nous avons "mal compris" ces données. Cette tribune a été initialement publiée en anglais sur son blog.
    Le directeur de la NSA, le général Keith Alexander, a assuré hier [mardi 29 octobre] que les documents issus [du système informatique secret] Boundless Informant que nous avons publiés – l'un dans Le Monde et l'autre dans El Mundo – ont été mal compris et mal interprétés. La NSA a ensuite chargé divers fonctionnaires de délivrer le même message au Wall Street Journal et au Washington Post. Inutile de préciser qu’ils ont bénéficié de l'anonymat afin de pouvoir se vanter librement. Plusieurs journalistes américains ont – inutile là encore de le préciser – reçu les affirmations de la NSA comme parole d’Evangile, même si elles n’étaient accompagnées d’aucune preuve, formulées au beau milieu d’un scandale majeur pour l'agence aux Etats-Unis et à l'étranger et par des fonctionnaires qui ont déjà, par le passé, menti au Congrès et aux médias.

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